Ont "pitolé" pour cette installation : Aurélie, Marine, Isabelle, Antoine,Claude, François, Jean-luc, Philippe, Alexis, Jean-claude.
« 13 à table »
Est-ce, quelques jours après le Congrès de Versailles, la mise en «scène» de ces parlementaires qui doivent leur siège à des électeurs de gauche mais préfèrent
manger à la table de celui qui gouverne ?
Est-ce la transposition sarkozienne de ce cri hugolien prononcé
par Ruy Blas : «Bon appétit, Messieurs, Ô ministres
intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon de servir,
serviteurs qui pillez la maison» ?
Où est-ce, comme la Cène, tout simplement,
la chronique d’une mort annoncée,
la vision terrible d’un monde aux sièges désertés à l’issue du dernier repas.
D’un monde qui se décompose… Ou plutôt
que le capitalisme assèche, casse, démantèle…
jusqu’à la poussière du désert.
Mais de ce désastre surgit déjà ce que le grand poète palestinien
Mahmoud Darwich définissait
«comme une maladie rare et incurable» :
l’espoir !
André Chassaigne
Une table, du pain, du vin, 13 couverts, après le repas... du temps qui passe.
Rendez vous au
Rez de Chaussée de la Mairie de